Texture Chocolat
Une exposition qui fond sous les yeux
Un peu de Géraldine Martens
Née à Marseille et aujourd’hui installée à Paris, Géraldine Martens photographie le goût comme d’autres écrivent des poèmes.
C’est une véritable photographe du goût et de la lumière.
Elle parle de terroir, de transmission, de ce qui nous relie par le ventre et par le cœur.
Elle aime les lumières douces, les silences parlants, les gestes simples qu’on répète sans y penser et qui disent pourtant tout.
Pourquoi photographier la cuisine ?
Parce que nos cuisines rassemblent, parce qu’elles fédèrent et racontent des histoires bien mieux que bien des mots.
Elles ont ce don rare d’unir les êtres autour de la gourmandise.
Raffinées ou simples, familiales ou audacieuses, les cuisines parlent le langage du partage.
Elles offrent une joie immédiate, généreuse, universelle.
Ce n’est pas tant ce que nous mangeons qui compte, mais avec qui, comment, dans quelle chaleur humaine.
Ainsi, le travail de cette photographe ne se contente pas d’illustrer la gourmandise, il l’incarne.
Avec « Texture Chocolat », Géraldine signe une véritable déclaration d’amour au sensible, à l’artisanat, à la beauté fragile de ce qui se transmet dans un murmure.
Un chocolat qui fond lentement dans la bouche, un regard tendre.
Une photo qui dit tout, sans forcer : voilà sûrement le véritable luxe.
Quand le chocolat devient langage
Il suffit d’un carré pour que tout recommence.
Un souvenir enfoui, une madeleine réinventée, un frisson d’enfance au creux de la bouche.
Le chocolat ne parle pas seulement au goût, il convoque la mémoire.
Alors il touche au plus intime de l’être.
C’est ce fil sensible et sensuel que Géraldine Martens déroule dans « Texture Chocolat »,
une série photographique d’une justesse rare exposée pour quelques jours seulement à l’Espace Jouenne en plein cœur de Marseille.
Du moelleux au sableux, du crémeux au glacé, en passant par le coulant et le soyeux, chaque cliché devient matière à rêverie.
Chaque triptyque assemble une texture, une création culinaire et un portrait humain comme autant de notes qui composent une partition sensorielle complète.
C’est un chant doux et profond, une célébration du vivant à travers une matière brute et réconfortante.
Photographier la douceur sans la figer
La photographie de Géraldine Martens ne fige rien dans ses prises de vue, elle révèle certaines choses.
Elle observe ce qui frémit, ce qui brille, ce qui vibre sous la surface.
Elle dévoile en éclairant les gestes humbles et les regards concentrés, les mains qui pétrissent les silences.
Les artisans façonnent avec cœur toutes les douceurs qu’ils veulent offrir au plus grand nombre.
Ce qu’elle cherche, ce n’est pas l’image figée d’une recette mais l’âme de ceux qui l’habitent.
Dans « Texture Chocolat » les modèles sont entourés de voiles.
On y trouve, l’un brun profond comme une ganache, et l’autre gris doux comme une plaque de cuisson.
Ces tissus simples enveloppent les visages comme un souffle de tendresse.
Ils racontent, sans un mot, ce que le chocolat déclenche en nous : bien souvent une caresse pour le corps, un réconfort pour l’esprit et parfois ce plaisir volé qu’on s’offre à l’abri des regards, pour mieux l’apprécier.
Un parcours comme une dégustation
L’exposition se parcourt comme une promenade intérieure.
Chaque mur est une bouchée.
Chaque image une saveur.
On avance lentement, guidé par les textures plus que par les formes.
Comme dans un cérémonial intime où l’on réapprend à voir, à ressentir, à respirer.
Le parcours sera ponctué de moments de partage chaleureux et conviviaux.
Un vernissage aura lieu le jeudi 4 septembre à 18 heures.
Le samedi, un atelier cookies avec Marine Zerbib permettra aux visiteurs de mettre la main à la pâte.
Et le dimanche, un brunch délicat réunira tous les sens dans une parenthèse gourmande.
Tout est à vivre à son rythme, sans contrainte, comme une pause dans le tumulte du quotidien.
JR
